On peut se faire de fausses idées sur certaines personnes entre autres sur des auteurs, on peut penser, et à tort, qu'une fois reconnus, ils changent irrémédiablement comme si une certaine reconnaissance par leurs paires puissent rendre l'homme plus imbu de sa personne....
Certains pensent ceci....
Personnellement, je n'avais aucune idée sur ce sujet avant cet après midi, 14h. Le cours d'édition commence et notre prof, éditrice chez Actes Sud, arrive en compagnie de Laurent Gaudé, Prix Goncourt des lycées (excusez du peu) en 2002, pour l'ouvrage La Mort du Roi Tsongor et prix Goncourt en 2004 pour son roman Le soleil des Scorta. Pendant 2 heures, nous avons pu poser nos questions et il s'est découvert à nous comme un homme timide, simple, cherchant les bons mots afin de répondre au mieux à nos interrogations. J'avais commencé La Mort du Roi Tsongor il y a quelques années pour l'abandonner au bout de quelques pages parce que je n'avais pas accroché et qu'un autre livre était venu titillé mon esprit... Et pour être honnête, après avoir vu le personnage, j'ai envie de redécouvrir son écriture et de l'imaginer, assis à son bureau entre 22 et 3 heures du matin, période propice à sa créativité et imagination dixit lui même, à écrire ce roman...
J'ai aimé ces deux heures pour m'avoir fait découvrir comment un auteur fonctionne même si tout ceci est propre à chaque personne... Je parlais de cela samedi soir, le fait que tout au fond de moi j'aimerais avoir ce don pour écrire... Mais où trouver l'imagination, où trouver la trame de l'histoire, l'intrigue qui fera de mon écriture un texte unique et agréable à lire...
Peut-être qu'à 80 ans, j'aurais encore toutes les capacités nécessaires et écrirais un roman ... (Mais oui Cha' et la marmotte elle mets le chocolat dans le papier....)
Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit.
Marguerite Duras, Ecrire