Elle aime les hommes. Elle les trouve beaux et intelligents, comme une midinette mais qui s'en foutrait du physique, du physique de la couleur des yeux, des poignées d'amour et de la coupe de cheveux; mais pas du physique des mots, des visages qui se contractent pour dire ce qu'ils ont à dire, des doigts qui menacent et du pied qui cogne dans la chaise. Elle pense que c'est là que ça se passe, que les choses se disent et qu'on y croit. Y croire même si c'est un jeu, c'est ce qui lui manquait.
Boys, boys, boys de Joy Sorman