"J'oublierai ma défaite et le rêve qui s'arrête
J'oublierai peut-être
Mais j'y pense encore quelque fois et ça ne s'explique pas
S'explique pas"
Ca de Zazie, Album Totem, 2007.
Merci Lulunette pour cette musique découverte grâce à toi, je ne m'en lasse pas! A écouter donc sur http://www.blogg.org/blog-33635.html
Et oui malgré tout ce que j'en dis, fais, pense, je suis passée à autre chose même si.... Ah sacré "même si"! :-)
Publié par koalacha à 22:58:56 dans Chemin mélodique | Commentaires (2) | Permaliens
Si j'ai écrit ce texte un peu farfelu, sans queue, ni tête, sans cohérence, sans chute réelle, c'est à cause de Choup qui m'avait lancée un défi... Je l'ai relevé sans savoir si je l'ai réussi.... Alors s'vous plaît, soyez indulgent!!
Mettez tout plein de commentaires disant à peu près ceci: "Il est trop bien ton texte! tu as réussi!" Ma gourmandise (bien plus que mon orgeuil!!) dépends de vous! hihi ;-)
MERCI!!
Je dois vous raconter une histoire.... Une histoire d'un autre temps, qui mélange passé, présent et avenir... Il est de ces histoires qui n'ont ni queue ni tête et dont l'imagination peut dépasser la réalité et de beaucoup, croyez moi. Mais laissez moi vous la raconter...
Une brume devant les yeux, son réveil l'avait extirpé de son sommeil. Un mal de tête intense, les membres tout ankylosés, il peinait pour se lever... Mais il devait se réveiller et avancer. Retrouvant peu à peu ses esprits, il s'habilla à la hâte, chopant son sac au passage et sortit. L'heure avait avancé qu'il était maintenant en retard... Tout du moins, s'il continuait à traîner, il le serait pour de bon. Il enfourcha son vélo, traversa Paris essayant d'aller de plus en plus vite, poussant au maximum sur ses jambes, esquivant portières, piétons et autres calamités routières. La fac n'était plus très loin... Il montait les marches 2 par 2 et arriva en haut, reprenant son souffle péniblement et entra. Le cours allait commencer. Ce matin il avait cours de documents numériques et pour être totalement honnête, à peine assis, il se demandait ce qui lui avait pris d'écouter la sonnerie stridente de son réveil...
Pourquoi s'était-il levé, ce jeudi matin, pour écouter un "prof" parler de documents numériques? Tous les profs qu'il avait entendu jusque là lui narraient les mêmes choses ou presque, ne comprenant pas pourquoi aucun cours ne traitait à proprement parlé de la gestion des documents dans une bibliothèque municipale, à dimension humaine... Pourquoi fallait-il toujours parler des BU et autres bibliothèques à la renommée prestigieuse et au budget incommensurable? Il était las, ne captait plus grand chose depuis plusieurs semaines et se désolait d'être venu. Rééllement. Il n'allait jamais dans sa vie diriger une grande bibliothèque universitaire parisienne ou provinciale, il n'aurait jamais sous ses ordres des dizaines de personnes et n'aurait jamais à acheter des documents électroniques qui couteraient des centaines de milliers d'euros. Lui il s'en foutait de tout cela. A vrai dire, il ne savait pas ce qu'il allait faire de son existence. Tout ça était trop loin ou trop près finalement.
Petit, il se rêvait Bouddha. Oui oui Bouddha. Son grand frère lui avait fait une farce et il l'avait cru. Il lui avait dit un jour: " le bouddha ne mange que du gouda". Petit il se demandait pourquoi ces hommes étaient vêtus en orange, le crane rasé et paraissaient si paisibles. Son ainé lui avait fait croire que les bouddhistes mangeaient du gouda, fromage orange... Plus tard, il avait appris la vérité. Il avait appris ce que le bouddhisme représentait... Et qu'en aucun cas un "bouddha" (notez la confusion entre bouddhiste et bouddha!!) n'est habillé en orange parce qu'il mange du gouda... Quelle idée saugrenue! Son frère avait une facheuse manie de lui raconter des histoires et lui le petit frère, admiratif, buvait ses paroles... Aujourd'hui, il ne se rêvait en rien et n'aspirait qu'à vivre une vie paisible... Il avait à peine 20 ans et voulait seulement vivre une existence de celle que l'on considère comme tranquille, sans histoires et sans prise de tête. Il se retrouvait assis sur cette chaise incomfortable avec cette sensation que quelqu'un, quelque part se foutait de lui. Mais il ne savait pas bien qui pour le moment.
Il sortit un livre de son sac et parce que le prof était plongé dans son cours, son esprit à lui dévia dans les pages du roman qu'il tenait. Il aimait lire. Sa préference allait vers des romans que l'on dit contemporains et surtout les polars. Il adorait ça. Les tous premiers romans policiers qu'il avait lu étaient signés Sir Conan Doyle. Puis Agatha Christie avait suivi... Aujourd'hui il était plongée dans une enquête indienne signée Kalpana Swaminathan, médecin à Bombay. La lecture était limpide, quoique compliquée par les noms indiens pas si simple à retenir... Mais l'histoire le tenait en haleine et l'auteure avait ce brin d'humour... irrésistible. Il était donc plongé dans son livre quand la lecture d'un autre camarade attira son attention...Il était surpris par le titre de l'ouvrage que son camarade tenait dans ses mains. Le genre de titre dont on ne soupçonne même pas l'existence... Vous savez c'est comme les titres des pavés de 600/700 pages que rendent les thésards.... A s'arracher les cheveux... Lui lisait: "La Sculpture sur pistache au Moyen Orient". Il savait son pote fan d'art et gourmand par la même occasion mais tout de même.... Où avait-il été pêché ce livre? Et comment pouvait-on faire d'un thème pareil un livre de 300 pages (à vue d'oeil...). La couverture était d'un vert vif sur laquelle une photo agrandie de pistache avait pris place. Il ne pouvait pas voir les détails mais une forme avait été dessinée dans le fruit sec. Comment pouvait-on être aussi minutieux? Cela lui rappelait son cours d'iconographie où avait été projetées des estampes du 17ème siècle... D'une minutie rare et d'une incroyable beauté... Il était tombé sous le charme d'une estampe de Durer...Il a toujours été admiratif de ces personnes qui réalisent avec leur doigts des objets précieux et qui semblent si fragiles... Lui en était incapable et il détestait ne pas sentir chez lui une once, même infime de créativité et de sens artistique. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Il ne pouvait que comtempler l'imagination d'autrui et ses lectures le lui rendaient bien. Les chimères des autres nourrisaient ses propres rêves. Il pouvait passer des journées entières, le nez en l'air, à rêver à tout, à rien...
Il rêvait à cette vie qu'il n'avait pas ou aurais pu avoir....Il aimait se replonger dans ses souvenirs d'enfance et tenter de revivre ces petits instants qui à l'époque l'émouvaient... Des moments à jamais disparus comme ces nombreuses fois où il allait chaparder la rape à muscade dans le placard de la cuisine, sous l'oeil amusé de sa grand-mére pour y sentir à plein poumon cette odeur si particulière qui avait imprimée l'objet. Il trouvait ce parfum doux...
Tout ça lui paraissait si loin que ça lui faisait mal d'y penser même si il aimait revenir sur le passé.
Mais pour l'heure, le prof l'observait d'un drôle d'oeil... Plus que 2 heures à tenir et le chatiment moral toucherait à sa fin... Plus que quelques mois et tout sera fini... Il avait envie de partir, de s'évader loin de la capitale française, loin de la pollution ambiante, découvrir un nouvel environnement... Et souffler!!
Souvent, il se demandait comment les autres civilisations pouvaient vivre sans le confort moderne, sans tous ces petits gadgets qui ornementent nos vies encore et toujours plus. Il se disait que finalement les personnes qui n'avaient pas accés à tout ceci devait avoir un esprit plus libre, plus aventureux ou quelque chose comme ça... Que ces personnes telles des inuits en Alaska, ne vivaient que de choses réelles et vraies, authentiques... Le plus terrible résidait dans ce constat: l'Homme avait inventé toutes ces choses pour qu'elles lui soient utiles, pour que l'homme se sente libre en un sens mais l'être humain n'avait fait qu'enfermer son propre corps et son propre esprit dans des considérations inutiles... Prisonnier de son propre jeu finalement. Dépendant avant tout d'une soi-disant liberté qui n'était constituée que de futilité. Il avait en horreur le massacre des animaux à des fins superficielles et cosmétiques... N'ayant jamais compris comment des femmes pouvaient porter avec fierté des fourrures... Non vraiment il ne comprenait décidément rien... Il se disait que si un jour, le règne animal devait se venger de l'espèce humaine d'une façon, peu importe laquelle, la vengeance serait terrible... Vous voyez dans les gros titres: " Le goéland, tueur d'eskimo"??? Son imagination s'emportait parfois jusqu'à une aberration totale.
Encore quelques minutes et le cours serait fini... Enfin! Il rentrerait chez lui, esquivant le cours de l'après-midi ne rêvant que de s'allonger et de ne rien faire... Seulement écouter un peu de musique, lire et contempler le monde à travers la fenêtre de sa chambre comme à son habitude. Peut-être sortirait-il le soir il n'en savait encore trop rien. Il aimait se retrouver seul, son esprit divaguant au bon soin de ses rêveries. A l'inverse, il aimait être entouré de ses amis, lui qui pouvaient les compter sur les doigts de la main. Ses "potes" ceux qui le soutenaient, le poussaient, l'aidaient à se relever.... Amis de longues dates, amis de toujours finalement. La vie les avait séparé puis avait remis sur son chemin ces visages il y a quelques années déjà et tout était reparti comme avant ou presque... Mais il avait surtout revu Manon. La première fois qu'il l'avait vu, elle était haute comme 3 voir 4 pommes... Petite blondinette, il se souvenait d'avoir été tout chose quand ses petits yeux verts avaient croisé les siens sur le banc de l'école primaire. Elle n'avait pas changé sauf qu'aujourd'hui, elle était haute comme un "pommier"... Il passait beaucoup de temps avec et partager des moments précieux et rares. Jamais il n'avait réussi à entretenir une telle relation avec une fille. C'est bien simple, il était tellement maladroit et mal à l'aise avec les femmes qu'il évitait de trop leur parler. Mais Manon c'était autre chose. Il se sentait proche d'elle, en ayant peur de se qu'il ressentait. D'ailleurs, il ne savait pas très bien quoi penser et quoi sentir. Juste que c'était sa Manon à lui, cette demoiselle au tempérament doux mais qui pouvait parfois se montrer passionnée. Il aimait l'entendre parler de l'histoire du jazz, musique que lui n'écoutait pas mais qu'il avait appris à écouter et puis à aimer. Elle lui parlait de ces chanteurs d'exception... Nat King Cole, Cab Calloway, Ray Charles, Chet Baker et autres jazzmen. Il pouvait percevoir au fond de ses yeux des étincelles. Affectueusement, il l'appelait "bzzz la mouche tsétsé fan de jazz". Et oui, elle est aussi narcoleptique. Ca ne s'inventait pas et un jour, il l'a appelée comme ça, sans raison apparente.... Elle avait trouvé ça mignon, un peu étrange mais mignon...
"Max... Qu'est-ce que tu fous??"
"Hein?"
"Tu es encore dans tes pensées!! Grouille qu'on se casse de là, le cours est fini...."
Ah! Le cours était déjà fini...
Vivement jeudi prochain pour pouvoir rêver encore et toujours plus...
Publié par koalacha à 23:44:18 dans Puzzle de l'esprit.. | Commentaires (3) | Permaliens
"There you are, right in front of me.... A brand new day..."
Publié par koalacha à 23:59:54 dans Outre Manche... | Commentaires (2) | Permaliens
Ca parle de soi-même.... Et c'est vers qui que mon petit geste citoyen ira pour le second tour??
Merci Cilou pour la tof'... ;-)
Publié par koalacha à 22:12:24 dans Vers Quel chemin? Avec qui? | Commentaires (10) | Permaliens
Juste une envie d'être la-bas... Juste une envie de sentir glisser sur moi cet accent... Juste une envie de revivre mes souvenirs.... Juste une envie de redécouvrir à nouveau.... et de faire découvrir à mon tour cette mégalopole si typique... Juste envie de souffler 48h autre part...
Ca fait du bien d'avoir envie...
Publié par koalacha à 20:10:30 dans Outre Manche... | Commentaires (0) | Permaliens
Pas très grande.... Boulimique d'images, sons et écrits... Ca tombe bien je suis gourmande... Utopiste... Amoureuse de l'accent anglais et de l'Angleterre je crois bien... Souriante.... Parisienne... Etudiante.... Un peu chiante...Pas mal piplette...
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